
Force est de constater
que même dans une petite ville de banlieue dirigée par une équipe de gauche depuis sa création il y a quelques 30 ans, les procédés de campagnes sont dignes de la meilleure période de la
république bananière.
Où l’on vous fusille à la moindre phrase de travers par des mails, des tracts, des insultes, des affirmations publiques, dans le seul but d’orienter les gens sur un choix sentimental plutôt que
rationnel.
Voilà pourquoi les personnes qui ont l’âge de cette ville ne se sont jusqu’à aujourd’hui jamais impliqué politiquement. Pour eux s’engager, c’est être récupéré comme l’ont prouvées les années 80
et 90, dirigées par nos aînés, fruits des pérégrinations d’une fameuse année 68 et d’une angoissante année 74.
Ces jeunes adultes trentenaires ont vécu le chômage de leurs parents, l’avènement d’une politique capitaliste drastique, l’enrichissement frauduleux ou pire, légal en négation de toute morale
sociétale (pensez ici aux grands patrons qui ne payent pas d’impôts) et l’irréel jeu politique français où le mensonge, le bouc émissaire, l’absence de courage politique, la peur absolue de
l’extérieur sont les règles de base.
On nous fait croire que la problématique de l’immigration se règle en régissant les frontières, et dans le même temps, les « grands » pays de cette planète divisent les pays et
politiques des pays pauvres pour garder le contrôle des grandes économies.
On nous dit que l’emploi dépend exclusivement de la croissance et de la consommation, alors même que la richesse du pays, toute chose égale par ailleurs, n’a jamais été aussi importante et que la
capitalisation systématique de la richesse empêche toute forme d’embauche durable et qu’on arrive à un résultat hallucinant où l’entreprise capitalise le salaire qu’elle ne donne pas à son
employé en lui promettant une richesse future.
Telles sont les années 80 et 90.
Les années 2000 elles, sont le règne des puissants de l’économie et notamment des réseaux des gouvernants du CAC40. Le « tout à la capitalisation boursière » a deux conséquences
directes : L’une est l’enrichissement des entreprises par la croissance boursière dont personne ne remet en cause l’intérêt pour l’entreprise. L’autre est due à l’objectif de la
capitalisation boursière : la croissance du capital et donc l’enrichissement de l’actionnaire.
Dans ces 2 conséquences, le grand oublié est le salarié. Et donc le problème n’est pas la redistribution de la richesse mais le retour sur investissement du travail du salarié.
Les causes sont nombreuses et complexes mais la plus flagrante est l’absence de règle politique récente en la matière. En effet, tant qu’aucune règle n’oblige une redistribution plus importante
de tous les types de gains d’une entreprise vers le salarié, l’entreprise a intérêt à servir avant tout elle-même et ses propriétaires (les actionnaires).
Les grands dirigeants des années 2000 ont tellement abusés que l’état 2008 en devient affligeant.
Tous les partis politiques se sont mis au diapason du chacun pour soi. La campagne présidentielle n’en a été qu’un malheureux exemple et a eu comme résultat l’élection du pire des égoïstes qui
s’est empressé, une fois élu de servir ses amis proches, sa famille (son fils d’une compétence remarquable dans la prétention et la bêtise), puis de se servir lui-même (qui peut lui reprocher de
doubler son salaire, de partir en vacances, n’importe qui aurait fait de même ?) et enfin de faire payer ceux qui restent : les salariés, racailles qui refusent de serrer la main au
président.
Tels sont les années 2000
Oui, l’abus est tel que les adultes de 20 à 40 ans sortent de leurs galères pour devenir force de proposition et de contestation.
S’offrent alors 2 choix :
- L’indépendance totale des partis et le Ni-Ni cela s’appelle « la maison
ouverte »
- Rejoindre des groupes existants qui peuvent être de gauche, comme la liste de Maud
Olivier ou de droite (UMP, liste de Paul Loridant) et se retrouver dans les feus de la médiocrité et des comportement « racailleux » que même un délinquant de 13 ans ne saurait
imaginer.
Le premier choix, c’est la volonté de fonctionner autrement, mais aussi et surtout la conviction que si on propose aux gens des réponses à leurs problématiques et non à une idéologie politique
alors les gens vont suivre.
Ceci fonctionne à la condition seule qu’il n'y est aucune récupération d’aucune sorte.
Le deuxième choix se fait dans la volonté de rentrer dans le système pour l’ouvrir voire en modifier certains aspects.
Dans les 2 cas, nous restons jeunes dans l’utopie mais nous ne croyons plus à ces rêves qui ont voulu bercer nos parents. Nous ne sommes pas dupes de ces jeux, nous savons n’en être que des
pantins, et nous n’avons que l’espoir de garder notre libre arbitre.
Mais ceux qui se sont engagés aux Ulis particulièrement, ont une volonté supplémentaire : changer une gouvernance qui, s’il elle a construit une ville relativement propre et calme, n’a
plus aucune action sociale autre que de préserver l’existent au coût minimum. Comme si le virus « sarkosy » de la réponse immédiate au petit problème d’une personne avait contaminé
jusqu’au plus profond de la ville. Cela doit sans doute être du au long virage à droite de ce maire qui s’accroche à son fauteuil comme au dernier espoir de sa vie. Qui monte sa liste en fonction
des postes qu’il est prêt à lâcher quitte à faire copain-copain avec des gens qu’il n’aurait jamais accepté avant. Où est le maire devenu républicain et citoyen parce que la gauche n’était plus à
gauche, envers et contre tous mais pour des convictions sociales ? Où est son rêve ?
Force est de constater que sa campagne municipale n’est devenue qu’une grande et harassante communication de dénigrement de Maud Olivier, tellement martelée que les mots du maire et ceux que
les gens rapportent sont les mêmes.
Je suis témoin que Maud Olivier est une bosseuse, pas celle qui impose mais celle qui délègue avec une volonté de confiance. C’est une rassembleuse qui a réunit autour d’elle plusieurs partis en
construisant un programme et non en négociant des comptes d’apothicaires. Vouloir garder une équité face aux partis qui composent sa liste est une preuve d’ouverture et non une
Enfin et malgré les attaques de 2 listes opposées, violentes et injustes dans ce qu’elles attaquaient la personne et non la proposition de la liste, Maud Olivier a toujours demandé de ne répondre
qu’aux mensonges les plus blessants sans attaquer ces mêmes listes sur leurs démarches scandaleuses.
Lors de ce vote, les ulissiens vont donc avoir à choisir de servir une personne devenu paranoïaque, raciste et mensongère ou Maud Olivier, représentante d’un travail de groupe avec des gens
investis de toutes origines sociales culturelles et cultuelles.
Votez mais sachez pourquoi.
Sachez aussi que ce qu’à monter le groupe qui suit Maud Olivier est solide et saura se faire entendre et défendre les valeurs fondamentales de solidarité qui ont construit les Ulis
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